Et voilà, depuis le temps qu’on l’attendait, nous avons enfin eu un beau jour ensoleillé. Si seulement cela signifiait farniente au soleil, mais pas du tout. Il a fallu repousser les hautes herbes qui avaient pris leurs aises dans le jardin à coup de tondeuse, libérer les arbres de leur emprise à grand renfort de débroussailleuse, redécouvrir la terrasse sous le tapis de mousse qui a tendance à se redévelopper chaque année sur la partie nord de la maison, redonner leur éclat à la table de jardin, aux chaises, aux bains de soleil.
Les bras gonflés par le ratissage du gazon (hé oui à cette époque de l’année on ne peut pas utiliser les bas de ramassage sous peine de s’arrêter tous les vingt mètres pour débourrer), maculé de projections de mousse soulevée au Karcher, trempé des pieds à la tête, j’ai pu m’allonger dix minutes bercé par un vent incroyablement chaud et profitant des rayons rasants du soleil en attendant que le barbecue produise sa braise tout en dégageant sa typique odeur d’été.